Tout au fond de sa mémoire

 »-. Puis il s’assit et parut se plonger dans une pesante rêverie. En réalité, il voguait dans une sorte de brume duveteuse au sein de laquelle certains souvenirs se profilaient en ombres chinoises. Du fond de sa mémoire remontaient des fragments du passé, qu’il ne comprenait pas. Il voyait des couleurs… Il entendait des sons étranges et mélodieux… La voix du vent, le soir, dans une plaine… Des mélodies qui chantaient comme la brise dans le feuillage… Comme les gazouillis d’🐦 au milieu des bois… Et puis le 🔥, dans une cheminée…. Et la chaleur des flammes sur le visage. Tandis que…

La chaleur… Une sorte d’éclair lui traversa la tête. Un rire, il se souvenait d’un rire. Un rire qui avait une sonorité de cristal. Des mots mélangés à des rires. A son propre rire. Loin, très loin dans les replis de sa mémoire, des images se formaient lentement. Il s’ébroua comme un 🐕 sortant de l’eau. Pourquoi cette espèce de toile d’araignée lui voilait-elle l’esprit ? Tout était flou, déformé, vague. Pourtant, des lambeaux de souvenirs s’assemblaient péniblement. Écartant les voiles qui les obscurcissaient. » Michel Andreolety (Les pendus du Mont-Aiguille)

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