Le 🦋 aux ailes froissées

 »-. Papillons des ténèbres aux ailes froissées, les femmes se perdent vite dans le néant des gorges, sans avoir jamais droit à rien, pas même à la gloire des chansons. Une seule d’entre elles, Putli Bai, a forcé les portes de la légende, une aventure dont les prouesses semblent droit sorties des premières épopées de l’Inde. C’était au milieu des années cinquante, à l’ouest des ravines, là où les moussons ont creusé le paysage le plus chaotique de la Vallée, comme par ironie pour les plaines voisines de leurs opulents villages.

Putli avait appris l’amour à l’âge de dix ans, dans le bordel où officiait sa mère. Comme elle était mince et agile, comme elle avait le teint pâle des femmes de haute caste, on lui enseigna le chant et la danse, avec l’art d’animer des fêtes. Après son spectacle, sa mère octroyait au plus offrant le droit de finir la 🌃 dans ses bras. On la réclama bientôt partout. Certains hommes étaient si envoûtés qu’ils suivaient Putli de fête en fête, sans jamais oser l’aborder, quelle que fût leur fortune. Ils se contentaient de la couvrir de billets de 🏦 et s’évanouissaient dans la 🌃, heureux et hagards, à la fin de son numéro. » Irène Frain (Devi)

30x30cm « Les Papillons« , galerie Bestiaire

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