A mon đŸŒČ

 »-. Vois-tu ce vieux tronc d’arbre aux immenses racines ? Jadis il s’anima de paroles divines. Mais par les jours hivers le chĂȘne fut vaincu, et la Dryade aussi, comme l’arbre, a vĂ©cu. Car, tu le sais, berger, ces DĂ©esses fragiles, Envieuses des jeux et des danses agiles, Sous l’Ă©corce d’un bois oĂč les fixa le sort, Reçoivent avec lui la naissance et la mort. Celle dont la prĂ©sence enflamma ces bocages RĂ©pondait aux pasteurs du sein des verts feuillages. Et, par des bruits secrets, mĂ©lodieux et sourds, Donnait le prix du chant ou jugeait les amours. Bathylle aux blonds cheveux, MĂ©nalque aux noires tresses, Un jour lui racontaient leurs rivales tendresses…

50x60cm « L’arbre qui rĂȘvait d’ĂȘtre femme », galerie La vie rĂȘvĂ©e des arbres

...Dryade du vieux chĂȘne, Ă©coute mes aveux ! Les vierges, le matin, dĂ©nouant leurs cheveux, Quand du brĂ»lant amour la saison est prochaine, T’adorent. Je t’adore, ĂŽ Dryade du chĂȘne ! » Alfred de Vigny (PoĂ©sie)

3 réflexions sur “A mon đŸŒČ

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icÎne pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte WordPress.com. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Google. DĂ©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Twitter. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Facebook. DĂ©connexion /  Changer )

Connexion Ă  %s