L’histoire triste des gosses perdus

 »-. Ça arrive tous les jours, ce genre de choses. Chaque jour, il y a des gamins qui se perdent dans Londres. On voit des gens qui se promènent avec des enfants, même grands, attachés par le poignet pour ne pas s’égarer. Nous, on s’est perdus dans le métro. C’était un voyage surprise. On allait au zoo. Dans un grand restaurant. Ou au cinéma. On n’a jamais su, parce que plein de gens sont montés dans le métro, on a été séparés, et quand on a voulu descendre de la rame avec papa et maman, on était perdus. C’est facile de se perdre à Londres, parce que Londres est la plus grande ville du monde.

50x60cm « So british », vendu, Galerie Bons baisers de…

En réalité, c’est un jeu, vous comprenez ? La vie, ce n’est pas comme ça. Dans la vie, ma sœur Jane ne se rappelle même plus notre nom de famille. Elle n’avait que quatre ans quand on s’est retrouvés dans la rue. Elle a le vague souvenir d’une grande femme boiteuse qui s’occupait de nous. Un jour, la police est venue la chercher. On s’est cachés, et puis on s’est enfuis. » Melvin Burgess (La déroute)

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