La famine

 »-. Le désert des champs, le silence des hameaux, la rareté des fumées qui s’élevaient des masures, l’absence d’animaux, l’état de maigreur et de saleté des quelques hommes rencontrés, et surtout leurs regards, donnèrent au jeune Toscan un sentiment de malaise et d’insécurité. Et, lorsqu’il pénétra dans la cour du vieux manoir, au-dessus du ruisseau de la Mauldre, il eut l’intuition du malheur. Pas un coq 🐓 sur le fumier, pas un meuglement du côté des étables. Pas un aboi de 🐕.

Le jeune homme avança sans que quiconque, serviteur ou maître, parût à son approche. La 🏠 semblait morte. -. Sont-ils tous partis ? Les a-t-on saisis pendant mon absence ? Qu’est-il arrivé ? Ou bien la peste aurait-elle sévi par ici ?– Il noua les rênes de son 🐎 à un anneau du mur et entra dans le corps de logis. Il se trouva en face de Madame de Cressay. Des larmes étaient venues aux yeux de dame Elizabeth, et elle prit appui sur un meuble pour ne pas vaciller. Elle avait maigri de vingt livres, et vieilli de dix ans. » Maurice Druon (Les rois maudits)

3 réflexions sur “La famine

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s