Notre bocage breton, si cher à Balzac

 »-. Dans le début des Chouans, Balzac a tracé une description monumentale du bocage breton, saisi derrière les  »marches » orientales de la province, du côté de Rennes, Fougères et Vitré. Toute l’acuité, la fièvre, dont ses ✏️ étaient capables pour rendre les lignes, les bosses et l’élan vital d’une vieille rue et d’un logis, se retrouvaient là, dans son dessin analytique et son appréhension morale d’une région. Le paysage  »état de l’âme », plus le paysage état du sol et de l’histoire.

50x50cm « Oh, ma Bretagne« 

Le bocage appartenait au patrimoine breton autant que les cathédrales de Nantes et de Saint-Brieuc, les remparts de Saint-Malo, Concarneau ou Vannes. Pour arrêter sa destruction, déjà fort avancée, il n’en a pas moins fallu, sur le terrain et dans les bureaux, des combats acharnés à la manière chouanne, avec traquenards sur traquenards. L’on monte en épingle, dans les journaux locaux, les opérations dites  »rivières propres ». Chaque fois que des municipalités, des sociétés d’intérêt public, entreprennent le nettoyage d’un cours d’eau… Dans le même temps, sur les lacs tranquilles et les canaux, non seulement les pêcheurs abandonnent les avirons pour le moteur à essence, mais se multiplient des courses de hors-bord, polluantes au premier chef. » Henri Queffellec (Les enfants de la mer)

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