Sous la chaleur de Canton

 »-. La chaleur était pesante, une de ces canicules étouffantes qui précèdent un orage que l’on attend désespérément, parce qu’il ne fond jamais sur la terre qui meurt de soif. Le ciel était uniformément gris, fait d’une accumulation de ☁️ plombés derrière lesquels se cachait un ☀️ qui brûlait d’autant plus qu’il ne se montrait pas. Au bout du ruban de route, un ☁️ de poussière jaunâtre commença à s’élever, encerclant un point noir qui grossit lentement et prit peu à peu l’apparence d’une masse cahotante roulant dans un bruit de ferraille, qui finit par couvrir celui du moteur. Écho qui se répercutait à des kilomètres dans le silence de la plaine.

Arrivé à deux cents mètres de la porte de la Cité, le véhicule s’arrêta et presque aussitôt surgirent des bas-côtés de la route des hommes armés en tenue kaki. Aucun des observateurs silencieux n’avaient pu les repérer. Et pourtant, tous savaient, par expérience, que ces soldats étaient dans les parages, se cachant et se confondant avec le chaos. C’étaient les soldats honnis, ceux de la Chine Rouge. Avant même que le vieux moteur eût cessé de tourner, le véhicule délabré avait été complètement encerclé par ces hommes, prêts à tirer au cas où l’un des occupants, de ce que l’on appelait pompeusement dans tout le delta L’Autobus de canton, tenterait de s’enfuir pour éviter un dernier contrôle.’‘ Guy des Cars (L’autobus de Canton)

2 réflexions sur “Sous la chaleur de Canton

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s