À  »La Lampe de Jade »

 »-. Puis-je vous demander si le repas vous a convenu et si vous êtes satisfait du service ?-. Il n’était plus dans un restaurant où tout était truqué et conçu pour la satisfaction facile de touristes ignorant l’authentique poésie dont il s’était enivré depuis son enfance, lorsqu’il écoutait les merveilleuses légendes que lui racontait sa mère chinoise… Cette peau brune, ces dents blanches, ces yeux qui brillaient dans la demi-obscurité évoquaient pour lui le souvenir de la compagne du dieu Civa, la noble Uma, dont les reins souples et le visage grave étaient une nouvelle attestation de cette alliance primitive avec la vie, qui, aujourd’hui encore, -fait sourire le grès des temples aux rayons mauves du soir...-

Une prodigieuse sensualité se dégageait de Siao, la danseuse. Tout en elle, ou sur elle, depuis la bouche jusqu’aux pieds nus en passant par le costume, tout exhalait le besoin impérieux de plaire et de séduire. Comme sa mère, quinze années plus tôt, à époque où elle était taxi-girl, Siao n’était là que pour exacerber les désirs des clients mâles de La Lampe de Jade. Siao, elle aussi, n’était venue au monde que pour la satisfaction de l’homme. Et n’était-ce pas normal, puisqu’elle était la plus authentique des enfants de l’amour ? » Guy des Cars (La Lampe de Jade)

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