L’appel du Christ

 »-. Le jeune Paco Rivera suit son destin. Les riches choisissent, les pauvres subissent. Paco Rivera sera un prêtre brillant. A l’école, au séminaire, il est calme et soumis avec de brusques flambées de passion dans les gestes et dans les yeux. Il les dissimule autant qu’il peut. Il veut, de toutes ses forces, devenir un bon prêtre et un pasteur des âmes. La violence lui fait horreur. Ce qu’il aime, dans la religion catholique, c’est la justice, la paix, l’amour entre les hommes.

Peut-être sera-t-il un saint, un grand mystique, un apôtre, un martyr? Il sent en lui de ces ardeurs qui lui feraient, avec beaucoup de joie, offrir sa vie pour Jésus-Christ. De temps en temps, pourtant, une sueur d’angoisse s’empare de lui. Il se voit promis à toutes les flammes de l’enfer. De vieux appels venus de très loin, de ses ancêtres aztèques, ou olmèques, ou toltèques -mais sont-ils vraiment si loin, ces souvenirs collectifs qui ne datent que de quatre cents ans, les débuts de la Renaissance chez nous, l’imprimerie, l’annonce de la Réforme- le font soudain tressaillir. Oh, Seigneur Jésus, n’abandonnez pas ceux qui vous aiment et qui veulent croire en vous ! » Jean d’Ormesson (Le vent du soir)

3 réflexions sur “L’appel du Christ

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