En bonne page sur mon guide touristique

 »-. La conservation de la biodiversité suppose que nos sociétés y consacrent des moyens. Il est donc légitime que les décideurs se posent la question de l’opportunité d’y affecter des crédits, aux dépens d’autres besoins sociaux tout aussi prioritaires. On a donc cherché à cerner la valeur économique de la biodiversité. Le problème, avec ce raisonnement, est qu’il porte sur les ressources biologiques, certes, mais pas la biodiversité en elle-même.

Il suffit de feuilleter les guides touristiques pour constater que le bassin de nénuphars géants du Jardin des Pamplemousses fait partie de l’image de marque de l’île Maurice. Et que l’arbre du voyageur symbolise l’exubérance des Antilles, alors que ces plantes sont originaires respectivement du Brésil et de Madagascar. Plus généralement, le touriste sera ravi d’être entouré de bougainvillées, d’hibiscus et d’allamandas, fleurs tropicales spectaculaires devenues ubiquistes, et dont la valeur récréative est grande. A l’opposé, la protection des plantes les plus rares passe par une limitation de l’accès au public à leur milieu, et leur valeur récréative est alors nulle.’‘ Michel Chauvet et Louis Olivier (La biodiversité, enjeu planétaire)

40x50cm « Vibrations dans le bassin« , galerie Dites-le-avec des fleurs

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