La Passion selon Paco

 »-. Non, non, il ne fallait pas céder à ces tentations envoyées par le 😈. Il fallait réciter le Notre Père et le Je vous salue, Marie, jeûner, prier, s’infliger des sacrifices et de menus tourments. Il fallait refuser de penser. Le corps couvert de sueur, Paco Rivera était écroulé dans sa cellule au pied du crucifix. Les doutes montaient en lui. Il les combattait avec acharnement. Tout conspirait contre lui. Une traduction espagnole de La Vie de Jésus était parvenue entre ses ✋, il n’avait pas pu s’empêcher de la lire, avec horreur et passion.

Lorsqu’il était arrivé à la vision de Marie-Madeleine apercevant le Christ au sortir du tombeau – Pouvoir divin de l’amour, moment sacré où la Passion d’une hallucination donne au monde un Dieu ressuscité !-, il s’était mis à trembler de tous ses membres. Il s’était évanoui, il était tombé malade. On l’avait transporté à l’infirmerie. Là, il avait été soigné par Pilar, une jeune infirmière indienne d’une piété un peu folle. Un jour où, au lieu de l’écarter, il n’avait pu s’empêcher de la serrer des deux ✋ contre lui, les choses allèrent un peu plus loin. Il crut mourir de plaisir, de chagrin et de honte. » Jean d’Ormesson (Le vent du soir)

50x50cm « Eve au Jardin d’Eden« , vendu, Galerie Femmes, Femmes, Femmes

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