Oh, ma Venise !

 »-. Lorsque, venant de la place Saint-Marc, du palais des Doges et de l’isola San Giorgio, il passe en gondole, il voit sur sa gauche, à peu près en face de la Salute. Une centaine de mètres avant le Redentore, chef-d’œuvre de Palladio, s’ouvre une petite rue obscure qu’il lui faut suivre jusqu’au bout, tout au long d’un canal. Elle s’achève en cul-de-sac sur un mur percé d’une porte. Il sonne. Servante d’un maître russe et d’une maîtresse française, une vieille paysanne ukrainienne vient lui ouvrir. Elle murmure dans sa langue quelques mots dont il ne comprend rien. Il passe sous un porche, sous une espèce de loggia. Et tout à coup, devant lui, à sa droite et à sa gauche, s’ouvre un immense jardin. Toute rose, précédée d’une petite cour, la 🏡 s’élève au milieu du jardin.

50x70cm « Ma Venise« , galerie Bons baisers de...

A droite, le verger, avec ses 🌲 fruitiers, ses orangers, ses citronniers, donne sur de vieilles 🏡 et sur des campaniles. A gauche, deux ou trois allées avec des parterres de fleurs mènent jusqu’à la lagune. Non plus la petite lagune, mais la grande qui est presque la mer et au bout de laquelle s’élèvent au loin le Lido vers le Nord, Malamocco au milieu et, tout en bas, Chioggia, si chère à Goldoni. » Jean d’Ormesson (Le vent du soir)

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