Les contes de mon père

 »-. Son conte préféré était celui de Lord Mac Rashley. Un récit sinistre et terrifiant, digne d’Edgar Allan Poe. Lord Mac Rashley – où son père était-il allé chercher ce nom, probablement dans ce vieux film Fantômas contre Scotland Yard, que Nicolas avait regardé tant de fois avec lui-. Donc, Lord Mac Rashley vivait seul dans un château ouvert à tous les vents, très loin, là où la bise hurle comme une goule au plus profond de la 🌃.

Tous les soirs, Lord Mac Rashley se faisait servir à dîner par son fidèle serviteur, Jarvis. Puis, à la lueur d’une 🕯️ vacillant sur son lourd chandelier d’argent, suivi d’une colonie de chauves-souris, Lord Mac Rashley regagnait en chancelant ses appartements, situés en haut de la plus haute tour de son 🏰. Le palier exigu, aussi chichement éclairé que l’escalier, était flanqué d’antiques miroirs tavelés, et Lord Mac Rashley pouvait voir son reflet à l’infini, de plus en plus petit à chaque réfraction. Un soir, il remarqua par hasard une tache noire au dos de son dernier reflet. Soir après soir, son inquiétude grandissait à mesure que la souillure semblait croître, avancer un peu plus sur le miroir, ramper vers lui. Au point que… » Tatiana de Rosnay (À l’encre russe)

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