Dans le grand salon

 »-. Au début, Mrs Callendar avait regretté l’indisposition soudaine du grand pianiste qu’elle avait engagé. Suivant son expression, c’était embêtant. Mais maintenant que l’heure de la réception approchait, tout ce que le vieux Sanson lui avait raconté au sujet de son mystérieux prodige commençait à la séduire. Et, étant spéculatrice comme beaucoup de femmes d’affaires, elle voyait dans l’arrivée de cette doublure inconnue la possibilité d’une aventure. De toute façon, elle était décidée à se fier à la parole du vieux Sanson. Après tout, ce n’était pas un charlatan. Il savait juger en artiste du premier coup d’oeil. Il n’arpentait pas son studio en veste de velours en obligeant ses élèves à l’appeler maestro. Il savait, à la satisfaction générale, aller droit au fait. Ce qu’il avait à proposer ne pouvait manquer d’être intéressant.

30x40cm « Lulu le pianiste« , galerie Z’Artistes

Le salon de la 🏡 était immense. Il s’étendait sur toute la longueur d’une façade et se terminait par une petite alcôve où l’on avait réservé, ce soir, une place aux exécutants, qui se trouvaient masqués par un paravent de laque qui montait presque jusqu’au plafond. Et devant lequel avait été ménagé un petit espace surmonté d’un dais de velours noir où se dressait une petite estrade qui servait de scène. D’un côté se trouvait un grand 🎹, et, après un assez grand intervalle, des rangées de chaises pliantes destinées aux invités. » Louis Bromsfield (Emprise)

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