Le nom de ma rose

 »-. Curieusement, alors que l’attention internationale se focalisait sur les droits d’obtention végétale, un certain nombre de professionnels estimaient que ce système était lourd et n’offrait pas toujours la protection souhaitée. En particulier en horticulture ornementale, où les cultivars sont souvent des clones, l’effet de mode l’emporte de loin sur l’intérêt agronomique ou les caractères techniques. Les obtenteurs se protègent alors par des marques commerciales. C’est le cas des roses et des arbustes ornementaux, où les noms de cultivars, devenus des codes laids et imprononçables, ont été remplacés par des marques commerciales attrayantes.

30x40cm  »Le Petit Prince jardinier’‘, galerie Dites-le avec des fleurs

Cette substitution de fait est passée pratiquement inaperçue du public. L’avantage pour l’obtenteur est double. Si un contrefacteur peut sans aucun problème multiplier le cultivar par greffage ou bouturage, il lui est impossible de bénéficier de son image de marque. Par ailleurs, l’obtenteur peut réutiliser sa marque comme il l’entend, et faire ainsi évoluer son cultivar sans que ses clients s’en rendent compte. » Michel Chauvet et Louis Olivier (La biodiversité, enjeu planétaire)

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