Krash bancaire

 »Pour s’installer, monter un bazar, copie provinciale des grands magasins parisiens qu’il avait vus à ses débuts, il aurait pu faire appel à une société de crédit, une banque. Il s’en fondait un peu partout depuis quinze, vingt ans. Mais on était encore tout secoué du krash de l’Union Générale, qui avait eu lieu en janvier 1882 , six mois avant la fin de sa vie militaire. C’était pourtant une grande banque, bien pensante, catholique et conservatrice, nationaliste et ouverte à tous les petits épargnants. Un succès fou. Et les voilà tous ruinés. Ça donne à réfléchir.

Ou plutôt cela amenait de l’eau à son moulin. Ne pas trop entreprendre, ne pas imaginer trop de nouveautés. Alors que tous les chemins lui étaient ouverts, il préférait retrouver ceux de l’enfance qu’il n’avait pu suivre à son rythme. Il reprit, comme pour se protéger, les habitudes, les trajets de colportage de son père. –. Alors, tant d’apprentissages, tant de voyages, pour revenir au point de départ ?- s’étonnaient les anciens.  » Claire Kraft Pourrat (Le colporteur et la mercière)

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