Pénétrer, enfin, dans le Finis Africae

 »-. Prends la lampe et éclaire-moi, car l’inscription est trop haute. Pressons.-. Et si, dedans, il y avait quelqu’un d’armé ?. Eclaire-moi, par le démon, Dieu est avec nous!– . Ses doigts touchaient le q de quatuor, et moi, qui me trouvais quelques pas en arrière, je voyais mieux que lui ce qu’il faisait. J’ai déjà dit que les lettres des versets paraissaient gravées en creux dans le mur. D’évidence, celles du mot quatuor étaient fabriquées avec des formes de métal, derrière lesquelles se trouvait encastré et muré un prodigieux mécanisme.

Car, lorsqu’il fut poussé en avant, le q fit entendre comme un déclic sec, et il arriva de même lorsque Guillaume actionna le r. Le cadre entier du miroir eut comme un sursaut, et la surface vitrée se déplaça brusquement en arrière. Le miroir était une porte, qui tournait du côté gauche sur ses gonds. Guillaume glissa la ✋ dans l’ouverture et il tira à lui. En grinçant, la porte s’ouvrit vers nous… Guillaume se faufila dans l’espace libre et je me coulai dans ses pas, la lampe haute au-dessus de ma tête. Deux heures après complies, à la fin du sixième jour, au ❤️ de la nuit où commençait le septième jour, nous avions pénétré dans le Finis Africae. » Umberto Eco (Le nom de la rose)

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