Le gigolo

 »-. Bien entendu, Luc ne fut pas long à découvrir le monde infiniment séduisant des femmes mûres, toujours prêtes à payer pour s’offrir le plaisir de sa compagnie en public et dans leur lit. À cette époque là, il entreprit un entraînement systématique qui devait lui permettre, quel que fût le physique de celle qui lui ouvrait les bras, de faire face à la situation de façon satisfaisante. Parallèlement, il mettait au point un répertoire de propos d’alcôve conçu pour charmer ses conquêtes et les aveugler sur leur propre pouvoir de séduction. Le fruit de ces efforts techniques ne se fit pas attendre, et les cadeaux affluèrent. Complets, chaussures, chapeaux, boutons de manchettes et montres en or, chemises de soie, sous-vêtements sur mesure, il n’éprouvait aucun scrupule à accepter ces largesses, car il était conscient de les avoir largement payées.

50x50cm « Les nuits en rose« , galerie La meilleure façon d’habiter

Il n’hésita pas davantage quand il découvrit que de nombreux messieurs âgés étaient tout disposés à se montrer généreux à son égard en échange de faveurs bien précises. Il en arriva bientôt à préférer leur compagnie à celle des dames. Ils avouaient leurs désirs avec infiniment plus de franchise. Et Luc n’avait pas à faire l’effort continuel de les convaincre qu’ils étaient toujours beaux et désirables. » Colleen MacCullough (Un autre nom pour l’amour)

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