La maladie X

 ». Il n’y avait jamais eu beaucoup de malades mentaux dans un complexe hospitalier comme celui de la base 15, situé beaucoup trop près des théâtres d’opérations pour s’équiper en psychiatrie. Ainsi, n’ayant pratiquement aucun soin physique à dispenser, elle se mit à appliquer à la solution du problème qu’elle avait baptisé du terme maladie X l’intelligence et l’énergie qui avaient fait d’elle une infirmière de premier plan. Le fait d’admettre que les pensionnaires du pavillon X souffraient réellement d’une authentique douleur constituait à ses yeux le début d’une expérience thérapeutique toute nouvelle.

La maladie X affectait l’esprit, et non le cerveau. Larvaire et insidieuse, elle se fondait dans l’abstraction. Elle était cependant tout aussi réelle et représentait un handicap aussi sévère sur un organisme, par ailleurs sain, que n’importe quelle douleur ou infirmité physique. S’y mêlaient le futile et le menaçant, le malaise et la vacuité. Ses séquelles étaient de plus longue durée que celles de n’importe quelle blessure. Enfin, on avait des connaissances infiniment moindres que dans toute autre branche de la médecine. » Colleen MacCullough (Un autre nom pour l’amour)

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