Le statut de maîtresse

 »-. Elle trouva piquant d’être la maîtresse d’un homme plutôt que sa femme. La condition d’épouse légitime est sûre, mais terne. Les maîtresses, au contraire, sont toujours plus ou moins environnées d’un halo de mystère prestigieux. La réalité est pourtant tout autre. Leurs rencontres restaient furtives et surtout trop brèves. Il était frustrant d’être obligé, en quelque sorte, de consacrer au seul amour physique les minutes volées.

40x50cm « Cinquante nuances de femme« , vendu, galerie Femmes, Femmes, Femmes

Et puis, un beau jour, il s’était lassé d’elle. Il le dit d’ailleurs immédiatement, sans fournir de mauvaises excuses à sa conduite. Calmement, poliment, elle accepta son congé, remit son chapeau et ses gants, et sortit de sa vie et de l’appartement. Mais elle n’était plus la même personne que celle qui y était entrée. Cette rupture lui avait fait mal. Très mal. Le pire était de n’en point connaître la raison. Quand elle était lucide, elle savait que la vraie raison résidait en partie dans l’incommodité de leur situation, en partie dans l’affreuse monotonie dans laquelle s’installait leur liaison, transformée en un piège. Cela même l’avait sans doute poussé à tromper sa femme. » Colleen MacCullough (Un autre nom pour l’amour)

3 réflexions sur “Le statut de maîtresse

  1. Il sort de l’église, sur les épaules de quatre porteurs
    Des gens se découvrent, se signent, d’autres pas.
    Et patati et patata, c’est un bien grand malheurs
    De quoi souvrait-il? Il est bien vite passé de vie à trépas.

    La Veuve, vêtue de noire est entourées de ses enfants.
    La messe était parfaite. Personne n’a versé dans le tragique
    Le Curé s’entretient avec la famille toujours vétu de blanc.
    il félicité les choix des psaumes et des lectures bibliques

    De petits groupes se forment ici et là par affinité.
    Les parents, les voisins, les vrais et faux amis
    Ses anciens collègues, ses confrères de l’atelier.
    Tous le connaissaient bien depuis des décennies

    Et puis il y a ELLE, là, à une quinzaine de pas, a l’écart.
    Elle qui l’a aimé discrètement pendant des années
    Elle ne peut se résoudre à le quitter, elle attend le départ.
    Et puis il y a tous ces gens, ces retraités, qui bavardent.

    Un coussin de fleur, anonyme, déposé par un fleuriste,
    Juste pour l’accompagner jusqu’à Trivaux.
    Impossible d’être près de lui, c’est trop triste.
    Elle ne le verra pas descendre dans le caveau.

    Sur le cercueil, elle ne jettera pas de pétale de fleurs
    Elle se signera à l’écart de tous et sèchera ses larmes
    Une page de vie est tournée, alors les pleurs!
    Non, il ne faut pas que cette séparation soit un drame.

    S’il avait une décision à prendre il lui semblait judicieux
    de se confier à elle et de lui demander son avis
    Sa claivoyance et son recul lui était des plus précieux
    Il appréciait la justaise de ses jugements et son esprit.

    Il reconnaissait qu’elle lui avait évité des erreurs,
    Qu’elle l’avait dissuadé de trop croire aux mirages
    Elle savait, avec délicatesse, le maîtriser dans ses ardeurs.
    Au fil des ans ils étaient devenu un couple de sages.

    Il lui reste le souvenir des inquiétudes et des joies partagées
    de leurs étreintes dans le bois avec la crainte d’être vu.
    Leurs longues promenades qu’ils voulaient prolonger.
    Les baisers, les échanges passionnés, gagner du temps était le but.

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