Femmes d’Indochine

 »-. Il prenait son temps, il se contentait de regarder, et il dessinait les gens dans les rues, et les enfants qui couraient en bandes. Les femmes aussi, il se contentait de les dessiner. Il leur trouvait une grande beauté, mais une beauté propre au dessin. Il ne s’approchait pas d’elles suffisamment pour les voir autrement que d’un trait. Elles étaient lignes pures de tissu flottant, linge sur la corde, et leurs longs cheveux noirs comme une coulée d’encre laissée par le pinceau.

40x40cm « Indochine », galerie Femmes, Femmes, Femmes

Les femmes d’Indochine marchaient avec grâce, s’asseyaient avec grâce, tenaient avec grâce leur grand chapeau conique de paille tressée. Il en dessina beaucoup, et n’en aborda aucune. Les femmes asiatiques continuaient de passer au loin dans un froissement de voile, hautaines, gracieuses, affectant d’être inaccessibles, et vérifiant discrètement autour d’elles l’effet produit. » Alexis Jenni (L’Art français de la guerre)

3 réflexions sur “Femmes d’Indochine

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