Un fils est né

 »-. Et les pages s’étaient élancés, portant aux quatre coins de la capitale la nouvelle de la naissance du roi de Rome. Pendant ce temps-là, le canon commençait à tonner. Vingt et un coups avaient été prévus pour annoncer aux Parisiens la naissance d’une fille, cent un pour celle d’un garçon. Tout Paris s’était mis aux croisées ou attendait dans la rue. Un silence extraordinaire planait. La ville retenait son souffle. Et comptait. Le vingt-deuxième coup déclencha une véritable explosion, un immense cri de joie qui couvrit la ville. Les ouvriers quittèrent leur travail, les marchands fermèrent leurs boutiques.

L’enthousiasme fut stupéfiant, délirant, indescriptible. Tout le monde s’interpellait, se parlait, s’embrassait sans se connaître et se portait vers le Carrousel. Caché derrière un rideau de sa croisée, Napoléon avait écouté et regardé l’extraordinaire spectacle. De grosses larmes de joie avaient roulé sur ses joues, et il avait murmuré. –. Je l’envie, la gloire l’attend alors que j’ai dû courir après elle. Pour saisir le monde, il n’aura qu’à tendre les bras-. » André Castelot (Le fils de l’Empereur)

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