Le chant triste du ðŸŽ¹

 »-. Comme il me semble étrange, l’énorme piano qui occupe tout un coin à gauche de la porte, et dont la forme agrandie s’estompe dans le crépuscule vague ! Je ne joue ni ne chante, et pourtant je possède un 🎹. Les fonds que j’ai consacrés à l’achat de cet instrument dont je ne me sers jamais m’ont été entièrement remboursés en une seule fois. Blokeeta, le compositeur, était venu me rendre visite. Tout naturellement, son instinct le poussa vers mon piano comme s’il eût été irrésistiblement attiré par un pouvoir magnétique caché à l’intérieur de l’instrument. Il l’accorda, puis il se mit à jouer.

30x40cm « Lulu le pianiste« , galerie Z »Artistes

Tout au long de la 🌃, jusqu’à ce qu’une aube grise et théâtrale émergeât des ténèbres, il n’arrêta pas de jouer. Les accords de l’instrument semblaient pleins d’angoisse. Des âmes perdues hurlaient dans les lugubres préludes du musicien. Les appels à demi perceptibles d’esprits tourmentés cherchant leur chemin à tâtons, à des distances inconcevables de tout ce qui est beau ou harmonieux, émergeaient confusément des 🌊 sonores qui déferlaient sous ses doigts.  Tel fut le divertissement nocturne que m’offrit Blokeeta. Et lorsque, enfin, il ferma le 🎹 et s’enfuit dans le matin glacial, il laissa, lié à l’instrument, un souvenir auquel je ne devais jamais échapper. » Histoires d’aberrations

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