La Parade amoureuse

 »-. En forme de haricot, la clairière dépassait les cent mètres de longueur. À gauche, s’étendait une mare où des nappes de nymphéas en fleurs rappelèrent à Patricia la splendeur de Giverny, deux énormes blocs de grès rose semblaient être le portail de cette oasis perdue au ❤️ de la jungle. Elle étudiait ses cadrages quand apparut le premier 🐅, immédiatement suivi par un second fauve. Ce dernier, à la tête et aux pattes énormes, ne pouvait être que le mâle. Deux fois la taille d’une panthère. Leurs fourrures, plus orangées qu’elle ne l’avait imaginé, étaient somptueuses.

50x50cm  »Trophée de chasse », galerie Bestiaire

Ce qui frappait le plus chez ces fauves, c’étaient leurs yeux. Ourlés de noir, puis vers la tempe, d’une ligne blanche bordée d’un long trait marron foncé, ces yeux captivaient. Tels ces doublons d’or espagnols, repêchés dans les eaux émeraude des Caraïbes, on ne pouvait les quitter du regard. En grands seigneurs qu’ils étaient, les deux animaux commencèrent par s’étendre dans l’herbe. Puissant projecteur braqué sur une scène aux décors peints, le ☀️ dépassa la cime des 🌲 et entreprit sa lente montée dans le ciel. Alors seulement débuta la grande parade amoureuse. » Christian Zuber (Le Roi des éléphants)

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