Dans la vitrine d’un musée soviétique

 »-. Dans la pièce voisine, quelques objets sont exposés : un samovar en argent du siècle dernier, deux icônes, des figurines de porcelaine, un buste de jeune fille, un 🎻. -. Ces objets ont survécu aux pillages de 1917 et témoignent maintenant de la vie d’avant la révolution. Vous pensez qu’il s’agit du 🎻 d’ Adidchka Belgerodsky ? -. Oui.

Dimensions 50x50cm « Partition pour cordes et cornemuse« , galerie Z’Artistes

Cette intuition n’est fondée sur rien. Ce fut le meilleur compagnon d’Adidchka. Il me semble qu’un peu de lui imprègne encore le bois, les cordes. J’ai envie de le voler, de le rapporter avec moi en France. De le sortir de ce pathétique et poussiéreux petit musée de Russie centrale. -. Vous voulez faire une demande de restitution ? C’est une pratique qui ne fait que commencer, mais qui a de l’avenir ! Rien ne prouve que ce 🎻 soit celui de votre famille. Les Russes sont très musiciens.- À sa demande, la gardienne ouvre une vitrine fermée à clé. Sur un morceau de velours usé, voisinent des montres de gousset, des gobelets en argent ciselé, une délicate miniature représentant un paysage sous la neige, deux éventails, des babioles en ivoire et écaille ainsi que quelques bijoux. Parmi ces bijoux, il en est un que je reconnais aussitôt, Xenia, ma grand-mère, m’avait offert le même pour mes huit ans. » Anne Wiazemsky (Une poignée de gens)

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