L’eau du puits

 »-. Au-delà des châtaigniers, à quarante pas, c’étaient des bois taillis épais et vigoureux qui entouraient de tous côtés la 🏡, à laquelle on arrivait par un petit chemin perdu déjà, mangé par la bruyère et qui s’arrêtait là. Une fontaine, dans le genre de celle de la Tuilière, était à trois cents pas de là, au fond d’une petite combe pleine de joncs. L’eau n’en était pas bien bonne, mais il fallait s’en contenter.

Les bonnes fontaines sont rares sur certains plateaux du Périgord. Aussi, les belles sources abondantes, de tout temps, depuis les druides, ont été l’objet d’une grande vénération dans nos pays. Il y en a beaucoup où, dès les premiers jours de l’automne, on se rend de loin, comme en pèlerinage, pour en boire les eaux salutaires. À quelques-unes, les femmes viennent déposer un oeuf sur la pierre, pour porter bonheur à la couvée. Dans d’autres, les filles jettent une épingle pour trouver un mari. Et comme toutes veulent se marier, il y en a où l’on voit au fond de l’eau des milliers d’épingles. Dans certains cantons où il n’y a pas de fontaines, les puits sont révérés comme elles, et la fille de la 🏡, le jour de Noël, laisse tomber un morceau de 🍞 dedans pour que l’eau ne tarisse pas. » Eugène LeRoy (Jacquou le Croquant)

« Le puits« , Amélie 12 ans, feutres à l’alcool

4 réflexions sur “L’eau du puits

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