Le miracle de l’eau

 »-. Il faut être dans ce pays aride, brûlé par le ☀️ et séché par ce vent de 🔥, pour comprendre notre émotion devant ces claies où se cache l’eau précieuse. Enfin, une clair de branchages apparaît sous les pierres. Elle sert de fermeture à un trou de cinquante centimètres de diamètre. C’est la citerne. Une cavité profonde de deux mètres de diamètre environ s’étend en demi-voûte au-dessous de la petite falaise. Dans le fond dort une nappe d’eau si limpide qu’il faut la chute d’un gravier pour en révéler la surface.

Un homme descend dans cette fosse et puise l’eau. Elle est excellente, pure comme l’eau de roche et nous pouvons en prendre autant que nous voudrons jusqu’à épuisement… Émerveillé par cette eau inattendue sur ces rochers, je ne puis m’en expliquer la provenance, et, à mes questions, mes matelots répondent par une légende. Ces cavités sont des citernes aériennes bien connues des anciens, qui savaient capter l’humidité de l’atmosphère. Les tas de galets balsatiques qui les surmontent se refroidissent la 🌃 quand souffle la brise fraîche de terre descendue des montagnes. Puis au matin quand arrive le vent de la mer humide et chaud, il y a condensation sur ces pierres froides. Et l’eau ainsi distillée s’égoutte dans la cavité. Avec un quart de mètre cube de galets, chaque citer recueille environ trois litres d’eau par jour en moyenne. En un mois, la cavité est remplie. » Henry de Monfreid (La perle noire)

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