Assiégés et affamés

 »-. Ce dernier jour de l’an mil trois cent quarante sept, Sire, sachez que les gens de Calais sont tous sains et saufs. Mais que la ville est à grand défaut de 🌽, vins et viandes. Car sachez qu’il n’y a rien qui ne soit tout mangé, et les 🐕, et les 🐈, et les chevaux. De vivres nous ne pouvons plus trouver en la ville, si nous ne mangeons chair des gens. Autrefois, je vous avais écrit que je tiendrais la ville tant qu’il y aurait à manger. Or, nous sommes à ce point que nous n’avons plus de quoi vivre. Si nous n’avons pas un bref secours. Nous nous hisserons hors de la ville vers les champs, pour combattre pour vivre ou pour mourir. Car nous aimons mieux mourir aux champs honorablement que nous manger les uns les autres, signé Jehan de Vienne-.

Voilà donc où en était réduite la malheureuse ville de Calais. Après la bataille de Crécy, le roi d’Angleterre s’était hâté d’aller mettre le siège devant cette porte sur la France, presque en vue de la côte anglaise. La ville étant protégée par ses profonds fossés où monte la marée, et entourée de canaux et de dunes, son commandant, le vaillant et fidèle bourguignon Jehan de Vienne, avait juré de la tenir jusqu’à la dernière extrémité. » Myriam et Gaston de Béarn (Le 🦁 des Pyrénées)

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