La reine est morte, vive la reine !

 »-. Le roi pleura pendant des heures. Il s’imagina qu’il n’avait jamais aimé qu’elle sur terre. Cette croyance fut un instant si forte qu’il se demanda s’il allait survivre. On ne connaissait pas la tragédie grecque à la Cour d’Angleterre. En faisant naguère trancher le cou à Thomas More, Henri VIII avait tué l’un des rares érudits qui auraient pu l’entretenir des Atrides. Pourtant, dans sa douleur, Henry ressembla à s’y méprendre à Oreste. Il ne fut que fureur, qu’imprécations. Il montra le poing au Ciel, défia Dieu. Toute la Cour crut, de bonne foi, le roi le premier, que la morte avait été le grand, l’immense amour du pauvre Henry.

On le plaignit, on le consola. Puis on poussa un soupir de soulagement lorsque, trois jours après l’enterrement de Jane Seymour, il caressa, distraitement peut-être, le menton d’une jeune chambrière qui passait.-. Allons, se dit Cromwell, il n’y a rien de changé, et il va falloir nous inquiéter d’une nouvelle reine-. Ce fut si évident que le ministre, en secret, commença la quête des princesses possibles.’‘ Pierre Berger (Henry VIII ou les amours de Barbe-Bleue)

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