Quelle buse !… Adieu !

 »-. Elle regretta ses paroles. Elle voulut se rétracter humblement. Mais il vociférait déjà, la face incendiée. -. Ah, c’est le bouquet ! Tu me reproches de n’avoir pas donné corps à cette idée absurde. Je vais de l’avant et tu me tires en arrière. Tu entraves mon essor, tu es le boulet rivé à mes pieds. Maintenant, si je rate cette affaire, ce sera de ta faute ! Et je la raterai ! Tu peux en être certaine ? Et nous crèverons tous dans la mouise. Et… Et…-

Elle pleurait, les épaules remontées, les ✋ sur les yeux, avec juste la pointe du 👃 qui passait entre ses deux auriculaires. Je fus ému, malgré l’indifférence méchante où je me croyais emmuré. J’avais été, comme elle, devant mes illusions perdues, tous ceux qui s’étaient attachés à mon père avaient été comme elle. -. Quand on est bête, on reste dans son coin, on ne vient pas embêter les autres. Un esprit mesquin de boutiquière ! Qu’est-ce qui m’a poussé à me coller avec une buse pareille. Et puis d’ailleurs, j’en ai plein le dos ! Ça n’a que trop duré, cette histoire ! Il vaut mieux que ça finisse ! J’avais toujours cru que toi et moi… Bonsoir !… Adieu !’‘ Henri Troyat (Faux jour)

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