La  »Marraine »

 »-. Au moral, Henry était un prince joyeux mais inquiet. Il y avait en lui du soudard et du puritain. Les gens d’église lui apprirent la théologie, les soldats le libertinage. Les prêtres se chargèrent de mener à bien l’éducation sentimentale de l’héritier. Ils cherchèrent ce qu’ils nommaient une marraine. Ils la trouvèrent dans la famille la plus noble du royaume, les Howard, qui s’enorgueillissaient d’avoir un peu de sang royal dans les veines. Les Howard avaient eu tant d’enfants que leur placement s’était souvent avéré difficile.

Ils avaient parfois dû se résigner à des alliances quasi-roturières. C’est ainsi qu’une des filles avait épousé un marchand des faubourgs, Thomas Boleyn. Cet homme était du reste fort habile et ses affaires s’en trouvèrent bien. On l’anoblit et on en fit un haut fonctionnaire dans les finances, à ce titre sa femme Elizabeth parut à la Cour. Elle avait eu deux filles et un garçon, Marie, Anne et George Boleyn, des enfants qui entreront un jour dans l’Histoire. Elizabeth était tendre, douce, belle d’une beauté émouvante. Le jeune et vigoureux prince entra dans le lit de… la marraine agréée. Elle sut être une maîtresse maternelle, elle enseigna au prince des plaisirs longs, profonds, des harmonies et des raffinements qui lui firent bien vite oublier les plaisirs sauvages. Le cher jouvenceau sortit ému, heureux, comblé des bras de la marraine. » Pierre Berger (Henry VIII ou les amours de Barbe-Bleue)

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