Le retour du printemps

 »-. Meshaba, le vieil Indien Cree, était assis en plein ☀️ sur un coteau, d’où l’on découvrait la vallée d’un bout à l’autre. Meshaba, que voilà des années on appelait le Géant, était très vieux, si vieux que même les 💷 ne contenaient aucune mention de sa naissance. Sa peau, flétrie, usée par les intempéries, ressemblait à de la peau de daim desséchée, ses cheveux d’un blanc de neige lui tombaient sur les épaules. Mais ses yeux brillaient encore comme de sombres grenats et, au bout de près d’un siècle, leur vision n’était pas affaiblie.

Il les promenait en ce moment sur la vallée. Derrière lui, à quinze cents mètres sur l’autre versant du coteau, se dressait la vieille cabane de trappeur où il vivait seul. Après un long hiver froid, Meshaba avait franchi la crête pour prendre un bain de ☀️ et observer le monde changeant. Ses yeux étaient rivés sur un 🦅 planant à grande hauteur au-dessus de sa tête. Il se serait bien gardé de tirer sur cet 🐦, d’année en année il avait vieilli dans le voisinage. Et chaque nouveau printemps le retrouvait là, volant au ☀️. Meshaba poussa un grognement de satisfaction, en l’apercevant, tout joyeux qu’ Upsik ne fut pas mort durant l’hiver. -. Nous avons vécu ensemble, et il est écrit que nous mourrons ensemble, oh Upsik ! Bien des fois le printemps est revenu pour nous, et bientôt le sombre hiver nous engloutira à jamais-. » James-Oliver Curwood (Nomades du Nord)

50x70cm « L’oeil de l’aigle« , acrylique et papiers collés, galerie Bestiaire

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