Alexander le barbouilleur

 »-. J’étais peintre, en effet. J’habitais dans une vieille bergerie abandonnée depuis des lustres et dépourvue d’électricité, sur un versant de 🗻 battu des vents. Les cheveux me tombaient sur les épaules, et je jouais de la cornemuse. Aussi ma famille aristocratique me jugeait-elle un peu bizarre.

Certains naissent originaux. D’autres se donnent beaucoup de mal pour le devenir. D’autres encore y sont voués par le destin. Je préférerais la solitude et la peinture à la 🎣 au saumon et à la chasse, mes ancêtres ne m’avaient légué qu’une partie de leurs talents. J’avais vingt-neuf ans, mon défunt père était le quatrième fils d’un comte, et tout ce que je possédais était le fruit de mon travail. J’avais trois oncles, quatre tantes et vingt-et-un cousins. Dans une famille aussi nombreuse et aussi conventionnelle, il fallait bien que quelqu’un se dévoue pour jouer le rôle de l’original. -. Ce cinglé d’Alexander… Le barbouilleur. Ce ne sont même pas des huiles, ma chère, mais de vulgaires acryliques-. L’acrylique offre pourtant d’infinies possibilités et ne perd jamais la vivacité de ses couleurs, contrairement à l’huile. » Dick Francis (Jusqu’au cou)

3 réflexions sur “Alexander le barbouilleur

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