Kusketa Pippoune

 »-. Depuis un laps de temps considérable, aucune région du Nord n’avait été dévastée par un orage comme celui qui suivit de près les premières chutes de neige, à la fin novembre de cette année dont on parlera longtemps sous le nom de Kusketa Pippoune (l’année noire), l’année du grand froid soudain, l’année de disette et de mort. Pendant les jours précédents, la forêt gisait sous son blanc manteau, mais le ☀️ resplendissait, la 🌒 et les étoiles se détachaient comme des lampes d’or dans la pureté du ciel nocturne. Le vent venait de l’ouest. Les lièvres abondaient et battaient de véritables aires de neige dans les taillis et les terrains bas. Les élans et les caribous foisonnaient. Et le premier cri de chasse des 🐺 résonna comme une douce musique aux oreilles des milliers de trappeurs enfermés dans leurs huttes.

L’ouragan se déchaîna avec une brusquerie terrifiante, sans avoir été annoncé par le moindre présage. L’aurore avait paru dans un ciel clair, suivie d’un beau ☀️. Le ciel s’obscurcit si rapidement que les trappeurs visitant leurs lignes s’arrêtèrent tout surpris. Avec l’ombre croissante arriva une étrange lamentation. Quelque chose dans ce bruit rappelait un gros roulement de 🥁 ou le glas d’une catastrophe imminente. C’était le tonnerre. Mais son avertissement venait trop tard. La grande tempête s’abattit sur eux, et pendant trois jours et trois 🌃, elle sévit avec la rage d’un ♉ furieux échappé du septentrion. » James-Oliver Curwood (Nomades du Nord)

3 réflexions sur “Kusketa Pippoune

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