Le testament de feu Lord Beresford

 »-… Aujourd’hui, alors que vous revenez à Beresford, c’est moi qui pars, et sans doute pour fort longtemps. Mais, rassurez-vous, chère Laurence, mon 👻 ne pourrait être que bienveillant et affectueux. Quand vous m’aurez discrètement déposé dans le caveau familial, à la place qui m’est réservée, la troisième à gauche sur le rayon du haut (il y a une fissure à droite, par où entre le vent d’ouest qui m’a toujours donné la migraine), je compte que vous me rendrez visite de temps en temps. Près de l’entrée du mausolée se trouve un banc où vous aimiez vous asseoir. Venez-y quelquefois. Plutôt en fin de matinée, car, dès l’heure du thé, tous les moustiques du Kent s’y donnent rendez-vous, et je sais la fragilité de votre épiderme.

Je compte que vous accepterez pour l’avenir les propositions que vous feront mes notaires. Malgré les lois et tout ce qui nous a séparés, vous êtes digne d’être la veuve du dernier Beresford, sans parenté ni, un peu par votre faute, sans descendance. Ne cherchez pas de raisons sibyllines aux arrangements depuis longtemps décidés. Il n’y en a qu’une qui les contient toutes et qu’un Anglais ne divulgue pas sans confusion, mort ou vif. I love you. » Maurice Denuziere (L’amour fou)

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