L’humiliation de la misère

 »-. Ce qu’il y aurait à dire sur la misère, là-bas ! Mais, pour bien le faire, et pour bien examiner tous les remèdes à tant de maux, il faut être scrupuleux. Il faudrait que je retourne au moins un an, un an et demi vivre parmi ces braves gens, pour tout savoir, pour ne plus rien ignorer d’eux.

Je vais vous citer un incident. J’en ai été déchiré. Je ne l’oublierai jamais. C’était dans une commune des environs d’Oran. À la gare. Devant le guichet. Il y avait de pauvres Arabes dont la misère était poignante à lire sur le visage. Vous savez qu’il est de règle que, devant un guichet, un Blanc fasse s’écarter devant lui les indigènes, les bicots, comme ils disent. Il faut le leur entendre dire pour comprendre ce que ça peut contenir d’humiliation ! Eh bien, dans cette gare, un Arabe, maigre comme la faim, attendait son tour au guichet. J’arrive et m’avance. Il me voit, et d’un air apeuré, s’écarte, et, pour mieux me céder sa place, se fait le plus mince possible contre le mur. Je lui dis. – Mais non, voyons !-‘Joseph Peyré

50x50cm  »La petite gare de campagne’‘, galerie Bons baisers de

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