Le retour à la vie sauvage

 »-. C’était une 🐱 grise d’une taille exceptionnelle. Tapie comme elle l’était alors, au crépuscule, à la lisière d’une région fortement boisée, elle était presque invisible, parfaitement camouflée par son pelage gris rayé. Elle ne faisait pas le moindre bruit, seules ses dents grinçaient un peu de temps à autre sur un os de lapin qu’elle dévorait.

À première vue, on aurait pu la prendre pour une 🐈 domestique ordinaire, mais, si on l’observait de plus près, sa posture, sa vigilance peu commune et l’éclat redoutable de son regard perçant indiquaient qu’il s’agissait en réalité d’une bête sauvage. Elle était en effet revenue à l’état sauvage, après une phase de vie domestique, et, dans l’état actuel des choses, c’était peut-être, de tous les animaux qui peuplaient cette région du centre-ouest du. Wisconsin, le plus féroce. Car plus qu’au un d’eux, elle connaissait, craignait et haïssait leur ennemi le plus farouche, l’homme. Et ce nouveau mode de vie lui avait réussi, son pelage était plus sombre, plus luisant, et bien plus chaud qu’auparavant. Et son grand corps s’était étoffé de muscles puissants et bien proportionnés. Elle avait trouvé le mâle qui lui convenait, cinquante neuf jours plus tôt, par une 🌃 de février exceptionnellement chaude, au cours de laquelle la 🌙 avait été presque aussi pleine qu’elle l’était maintenant. Cet étrange 🐱 était un lynx. » Allan Eckert (Les voies du sang)

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