Pouring, or not pouring ?

Une dame de mes connaissances mais non point de mes amies, qui se pique d’être artiste, pratique allègrement l’art du pouring. Après avoir tenté, sans grand succès il faut le dire car sans réel travail ni motivation, quelques autres techniques genre acrylique, pastel et même aquarelle, elle s’est, selon ses dires, reconvertie sur une solution facile, qui ne requiert ni tracé, ni compétences, ni sens artistique. Mais est, reconnait-elle, très salissante et nécessite beaucoup de matériel et un bon investissement financier. Pour quel but ? -. Je travaille à l’instinct-, vous répond-elle. Ça se discute, et même ça se dispute…

Je n’ai rien contre le pouring, sous réserve que cette technique ne soit pas le refuge de la facilité, où des gens peuvent se prétendre artistes-peintres avec l’avantage du titre, sans autres inconvénients qu’une préparation laborieuse et une longue séance de nettoyage après exécution. Une de mes élèves nous a fait une démonstration en atelier, qui n’a convaincu personne, même pas elle. Donc, pouring, OUI sans ostracisme si utilisé comme un art, ou comme un fond à enrichir, au pinceau, d’une réelle composition. Pouring, NON sans concession si c’est pour pour faire l’artiste en frimant auprès des copains et copines, pour un résultat pas toujours convaincant. Je suis dure en affaires, me direz-vous ? Pas vraiment, car je possède moi-aussi un bidon de mélange à pouring, qui n’est rien d’autre d’ailleurs qu’un medium de lissage, dont je me sers pour un tout autre usage, car…

40x50cm ‘‘La musique du Paradis », acrylique au 🔪 et collages, galerie Z’ Artistes -. Cette toile, comme d’autres d’ailleurs dont le support était abimé, a bénéficié d’un traitement au liquide de pouring pour retrouver, après d’innombrables coups de 🔪, une planéité acceptable compte tenu de son sujet  »céleste ». Ni vu, ni connu, mais chut...-

Mon conseil. -… Car j’utilise le pouring en couche de finition, pour donner une légère touche de mystère à une toile qui dévoilerait ainsi trop crûment ses intentions. -. Avec un petit pinceau à poils durs, à petites touches rapides, j’étale le produit en insistant sur les creux créés par la technique de la peinture au 🔪. Ledit mélange à pouring, très liquide comme il se doit, peut être légèrement teinté, avec par exemple une pointe de peinture acrylique dorée, cuivrée ou argentée. Ou un soupçon d’encre colorée. Ou toute autre nuance qui la rehaussera. Attention toutefois, il faut avoir la ✋ légère, à la fois dans le dosage et l’application. – . Peut on débuter par le pouring ? Je ne le conseille pas. Mieux vaut posséder quelques bases techniques et artistiques, pour progresser et faire du pouring, en parfaite contradiction avec ma chronique, un véritable art…

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