Solitaire en mon atelier

 ». Comme tous les solitaires, je ne possédais presque rien. Faute d’électricité, je n’avais ni télévision, ni chaîne stéréo, ni ordinateur, ni aucun des objets chers aux cambrioleurs. Pas d’argenterie non plus, pas de fauteuil Chippendale. Mon seul bien était du matériel de peinture.

En arrivant dans cette ruine, cinq ans et demi plus tôt, j’avais refait le toit, les murs et le sol, et installé une grande fenêtre à double vitrage. L’éclairage, le chauffage et la cuisinière étaient alimentés au gaz. Un ruisselet me fournissait l’eau courante, et un vieux cabanon à proximité me servait de toilettes. Hormis un lit, une petite table, une commode et un fauteuil confortable, la pièce était aménagée en atelier. Elle accueillait trois chevalets, des toiles empilées, une table recouverte de pots, de tubes et d’autres fournitures indispensables. L’exiguïté du local exigeait un rangement rigoureux, mais aussi la nature même de l’acrylique. Une fois exposée à l’air, cette peinture sèche si vite qu’il faut constamment remettre les couvercles, reboucher les tubes, rincer les pinceaux. Je gardais donc en permanence des seaux d’eau sous la table… » Dick Francis (Jusqu’au cou)

30x30cm « En mon atelier, confinée »

2 réflexions sur “Solitaire en mon atelier

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