La vue d’en haut

 »-. De la tour de la Porte, où il était grimpé avant que le jour ne se lève, Galeran observait la silhouette du vicomte, debout sur le chemin de ronde. Il avait remarqué que, chaque matin, à la même heure, Jauffré Rudel se rendait là, sur ces remparts, et restait immobile, le regard perdu dans la direction de l’océan qu’il ne pouvait voir. Un mince sourire étira ses lèvres, il redressa la tête et détailla le paysage qui s’étendait autour du 🏰. Au nord, on distinguait l’étendue luisante d’un immense marais, d’où s’envolaient des oies sauvages qui passaient en criant au-dessus de la forteresse. Un peu plus à l’est, il y avait une profonde forêt qui traversait la voie romaine par où il était arrivé, venant de Saintes.

Mais ce qu’il préférait, c’était la vision qui, à l’occident du 🏰, s’offrait à lui. Le grand fleuve, la Gironde, girus undae, tournoiement d’eaux, ainsi que la nommaient les Romains, avec ses Îles de sable et les voiles blanches des vaisseaux. Très large en cet endroit, le fleuve virait au mauve sous la caresse du ☀️ levant, et l’on ne devinait si ses eaux étaient salées ou non, tant ses remous puissants ressemblaient à ceux de la mer.’‘ Viviane Moore (Jaune sable)

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