La mulâtresse blonde

 ». À la détailler davantage, tandis qu’elle fredonnait debout, je lui trouvai un charme physique assez compliqué. Ses cheveux coiffés en double rouleau, naturellement blonds, mais décolorés, ses yeux gris bleu aux 🌟 sombres, ses épaules larges, d’une carrure presque masculine que rachetait la minceur des hanches, son ossature forte trahie surtout par les ✋ et les poignets, ses seins peu marqués sur une poitrine profonde, accusaient peut-être une lointaine origine basque espagnole, un sang de pêcheurs de la mer Cantabrique.

Son type l’aurait placée parmi les nageuses de music-hall, ou les girls soumises à une discipline d’athlètes, et qui ne décrochent leur 👗 que pour apparaître en maillot, s’il n’avait été contrarié par d’autres traits. Marinela ne donnait pas, en effet, pareille sensation de nudité froide et chaste. Le sang d’une seconde race, plus chaud et trouble, venait chez elle obscurcir sa blondeur, son hâle de plein air, de santé marine. On en reconnaissait le stigmate au teint foncé de la peau, à songrain soyeux et ambré, à l’étroitesse des tempes et du front et à l’ovale plein des joues, qui était d’une métisse indienne. La bouche grande, animale, les lèvres épaisses et gardées de rouge violet, l’aplatissement des narines charnues prêtaient à cette fille orgueilleuse une sensualité d’esclave mulâtre. » Joseph Peyré (Sang et lumière)

2 réflexions sur “La mulâtresse blonde

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