Les filles naissent dans un chou, les garçons dans une rose…

L’artiste ne vit pas dans un monde à part, protégé des bruits et des rumeurs de la ville et de la vie. Il, ou elle, est un citoyen à part entière qui participe, ou ne ne participe pas, à l’hystérisation d’un certain nombre de problèmes de société. Pour ma part, depuis quelque temps, je produis des portraits, qui m’évadent de mes sempiternels bouquets de fleurs, lesquels sont plus alimentaires qu’artistiques… mais ceci est une autre histoire.

Bon, bref, disons que je peins des portraits, issus de mon imagination, ce qui en explique leur manque avéré de réalisme et de proportions, mais ceci est un choix que j’assume. J’assume également de PEINDRE des femmes qui sont de vraies femmes, à mon image, et des hommes qui sont de vrais hommes, à leur image. Pas d’ambiguïté dans la ✋ qui tient le pinceau, pas d’ambiguïté, et ceci explique cela, dans ma tête qui dirige ma ✋. Ce qui pose, et j’en suis consciente, une oeuvre sans nuances, sans compromis ni compromissions, sans ouverture vers un art plus subtil, décomplexé, oserais-je dire déconstruit. Faisant naître et prospérer les nanas dans les roses et les mecs dans les choux, je me prive ainsi, volontairement, d’exprimer la part d’ombre et d’incertitude que tout un chacun possède.

30x40cm « La jupette à fleurs »Dis, Christine, tu te refuses à peindre des tableaux engagés, mais non point à écrire des chroniques engagées. Que réponds-tu? C’est là l’ambivalence de l’être humain...-

Mon conseil. -. Il est certes plus facile, pour un artiste, de surfer dans l’air du temps pour proposer une oeuvre ambivalente qui jouerait sur l’ambivalence de l’être humain. Pourquoi pas, si tel est son ressenti, et surtout son plaisir à la traduire picturalement. -. Si ce n’est pas le cas, pourquoi se forcer, pour des raisons de mode, d’adhésion de tel ou tel public, de transgression, de revendication, à adhérer à un tel ou tel mouvement, fût-il porteur ? Je voudrais pouvoir vous dire que j’ai choisi mon camp, il n’en est rien, c’est mon camp qui m’a choisie. -. Dis, Christine, du fin fond de ta campagne, n’est-ce pas plus facile d’ignorer la mode de la peinture engagée que dans les milieux branchés des métropoles ? -. Que nenni, n’en crois rien. Il existe partout, y compris dans les coins les plus reculés, de petits groupes de gens qui aimerait voir évoluer la peinture vers des sujets plus polémiques, donc plus ambitieux… à leurs yeux.

Mon conseil.

2 réflexions sur “Les filles naissent dans un chou, les garçons dans une rose…

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