Indigène

 »-. Saint-Louis ayant été enfin rendu aux Français, les membres du gouvernement reviennent s’y installer. Vêtu d’un simple coussabé, longue 👗 de coton sans emmanchures, René en profite pour explorer le vieux Saint-Louis. Dans les ruelles de la ville indigène imprégnée des odeurs de 🐟 des cases, il flâne. Il s’arrête devant les échoppes des petits commerçants, entame un dialogue amical mais difficile. Il intrigue les gens, mais, peu à peu, se fait connaître. Les marchands s’interrogent. -. Que vient faire ce jeune Blanc si sympathique ? Pourquoi se vêt-il comme le plus pauvre d’entre nous ?

Chaque matin, à l’aurore, arrivent les caravanes de l’intérieur, les unes formées de boeufs porteurs, les autres de 🐫, de 🐎 ou d’ânes. Elles déchargent les produits qu’elles échangent contre du sel, du poisson ou des objets manufacturés, d’origine européenne. Pour se rendre utile, pour se créer des amitiés, René aide au déchargement de la gomme arabique, des fruits du palmier à huile, des sacs d’arachide, de coton ou de 🍚. Il interroge, prend des notes, et les caravaniers palabrent volontiers avec cet adolescent qui s’intéresse à leur longue course dans la brousse, la savane ou le désert. De retour dans la ville des Blancs, il revêt des habits européens pour ne pas choquer ses compatriotes. » Roger Frison-Roche (L’esclave de Dieu)

40x60cm « La route de la soie« 

2 réflexions sur “Indigène

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s