Mais où sont passés les cafés littéraires d’antan ?

 »-. Il faut tuer le ver. Antonin Artaud écrit au ✏️ en buvant un café au Dupont- Latin. Dans un bar de la rue Monsieur-le-Prince, Henri Michaux commande un alexandra. Jacques Prévert me fait signe à la terrasse des Deux-Magots. André Frédérique prend son whisky au bar du Montana. Gabriel Pomerand me donne rendez-vous au Flore. Maximilien Vox m’accueille chez Fraysse à bras ouverts. Je fais connaissance de Marcel Aymé sur un tabouret du Décaméron. Dominguez prend son premier pastis à la Guérite. Eric Losfelf m’entraîne au Courrier de Lyon.

50x50cm « Pause-café« , galerie La meilleure façon d’habiter

Je prends une 🍺 au Dupont-Latin, un alexandra rue Monsieur-le- Prince, un perroquet aux Deux-Magots, un whisky au Montana, un café au Flore, un sauvignon chez Fraysse, une flûte au Décaméron, un rince-cochon à la Guérite, un cognac au Courrier de Lyon. Le Dupont- Latin et le bar de la rue Monsieur-le-Prince ont disparu. Les Deux-Magots n’ont pas changé. Je ne vais plus au Montana. Gabriel a quitté le Flore. Vox n’est plus chez Fraysse, Marcel Aymé au Décaméron, Dominguez à la Guérite, ni Éric au Courrier de Lyon. Si vous voulez mon avis, le ver doit être mort. » François Caradec (La Compagnie des Zincs)

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