Troc à l’italienne

 »-. Les absurdités de l’intendance militaire italienne avaient fait que les différentes popotes des troupes d’occupation étaient submergées de boîtes de conserve, thon à l’huile, sardines à l’huile, et recevaient sans arrêt des bidons d’huile par camions. Les récriminations des responsables de l’ordinaire étaient lettre morte. L’huile arrivait toujours par camions entiers. Finalement, les Italiens avaient compris qu’ils tenaient là une monnaie d’échange qui n’était pas négligeable, et qu’ils pouvaient, par un système de troc, se procurer des légumes, 🍅, 🥗, qui leur permettaient de manger autre chose que leurs sempiternelles conserves.

Marcello nous en avait parlé, nous nous étions abouchés avec un maraîcher qui vendait ses produits près du marché aux fleurs. Il nous donnait des 🍅, nous lui fournissions l’huile italienne sur laquelle il nous rendait de l’argent. Avec cet 💰 et des paquets de cigarettes que mon caporal nous passait en douce après les avoir dérobées à l’intendance, nous achetions du riz au marché noir, qui à son tour était échangé contre des sacs de farine que nous livrions chez Tite, où le Parmesan, en utilisant la cuisine de la mère Rosso, fabriquait des pâtes larges. Nous recevions là-dessus une ristourne, avec laquelle nous achetions de nouvelles 🍅.’‘ Joseph Josso (Un sac de billes)

50x70cm « Ah qu’il est beau mon potager », acrylique et collage

4 réflexions sur “Troc à l’italienne

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