La ville aux sept portes d’Or

 »-. Placé sous la protection de SIDI Kebir, René Caillé put désormais visiter à son aise la ville, étonné par le calme de ses rues, qui ne s’animaient que peu de temps avant le coucher du ☀️. Il voyait des Maures dormant tout le jour, à même le sol, à l’ombre des murailles. Même le lent cheminement des caravanes de 🐫 transportant les marchandises arrivée à Cabra par la voie fluviale ne rompait pas le silence de la ville endormie. Pourtant, derrière ces hauts murs, dans ces cours silencieuses, de nombreux courtiers arabes traitaient d’importantes affaires. Chaque jour, René Caillé découvrait l’importance stratégique et commerciale de Tombouctou, placée au carrefour de l’Afrique blanche et de l’Afrique noire.

50x60cm « Bons baisers de Tombouctou », galerie Bons baisers de

Ce qui frappa surtout le Français, c’est que la population semblait vivre dans une crainte perpétuelle. Les portes étaient en permanence fermées par de lourds cadenas, et, à l’intérieur, par des barres de fer. Et tous portaient en bandoulière, ou posés en travers de leur selle, de splendides fusils français à double canon. Les commerçants étalaient aux yeux de tous leur crainte des Touaregs, ces hommes voilés qui mettaient Tombouctou en coupe réglée, comme les pirogues du Niger. -. Ne t’aventure pas sans armes et en solitaire en dehors de la ville ! Les Touaregs pourraient t’enlever !- » Roger Frison-Roche (L’esclave de Dieu)

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