Oh, Marseille de mon ❤️ !

 »-. Le Terminus-Hôtel était une excellente maison, d’ancienne et bonne réputation, pourvue d’un personnel aussi courtois que discret. Orchidée s’y inscrivit sous le nom de Madame Wu- Fang, et, faute de pouvoir présenter un passeport quelconque, déclara que son époux la rejoindrait le lendemain. En foi de quoi, on mit à sa disposition une chambre confortable, tendue de reps jaune et de passementeries bleues, sur laquelle régnait une gravure représentant Notre-Dame-de-la-Garde. Deux fenêtres avec balcon donnaient sur le magnifique panorama de la ville qui s’étendait, gris et rose, jusqu’à l’échancrure du Vieux-Port. Depuis son arrivée en France, Orchidée gardait un excellent souvenir de Marseille. Elle en avait aimé le prodigieux enchevêtrement de chars, voitures à tentes, de tramways à sifflets, de flâneurs, de marins. De femmes qui, à la façon de leurs ancêtres grecques, portaient sur leurs têtes bien droites paniers de fruits, de 🍞 ou jarres d’huile. Ou, à la hanche, des corbeilles de 🎏 scintillants. Cette vie grouillante aboutissait à la mer que soulignait, au ras de l’eau, une forêt de mâts, de vergues, de filins et de haubans. Orchidée en avait aimé l’exubérance, les vives couleurs, la lumière et l’air bleu des petits matins.‘ Juliette Benzoni (La princesse mandchoue)

Cette description de Marseille, au tout début du vingtième siècle, me séduit et me donne l’envie de prendre mes pinceaux. Normal, me direz-vous, j’en suis native, et la cité phocéenne enferme tous mes souvenirs de petite et de grande fille. Peut-être même a-t-elle favorisé mon goût pour les couleurs vives, les nuances contrastées, et sans doute quelques excès picturaux…

50×70 « Montée des fleurs », vendu, acrylique, collage de papiers et fleurs, galerie La meilleure façon d’habiter -Marseille, quartier du Panier, là où se cachaient les pauvres et les gangsters… Les lieux ont bien changé, ils sont devenus un repaire de bobos, désormais il y fait bon vivre…-

Mon conseil. -. Ce n’est pas si facile de mettre en peinture les émotions de son enfance. Il faut oublier les clichés convenus, ma Marseille n’est pas celle des touristes, ni de la pègre, ni des marins-pêcheurs. Elle est celle du ☀️, et des crèmes glacées que l’on déguste à la plage, en famille, avec des mines gourmandes lorsque l’on a dix ans et que l’on nage comme un 🐟… Souvenirs, souvenirs…

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