Derrière les barreaux

 »-. Quand je m’éveillai, la 🌃 était épaisse, les 🌟 brillaient dans le sombre azur, et l’on n’entendait aucun bruit. Sans doute le jour était-il loin encore. Je reviens m’asseoir sur mon banc, n’osant pas marcher de peur d’appeler l’attention, si jamais on faisait une ronde. Et j’attendis. Appuyé contre la muraille, je tenais mes yeux fixés sur la fenêtre. Il me sembla que l ‘🌟 que je suivais perdait de son éclat et que le ciel blanchissant faiblement. C’était l’approche du jour, au loin des 🐓 chantaient.

60x60cm « Les yeux« 

Je me levai, et, marchant sur la pointe des pieds, j’allai ouvrir ma fenêtre. Ce fut un travail délicat de l’empêcher de craquer, mais enfin, en m’y prenant avec douceur, et surtout avec lenteur, j’en vins à bout. Quel bonheur que ce cachot eût été aménagé dans une ancienne salle basse dont on avait fait une prison. Et qu’on se fût confié aux barreaux de fer pour garder les prisonniers. Car, si ma fenêtre ne s’était pas ouverte, je n’aurais pas pu répondre à l’appel de Mattia. Mais ouvrir la fenêtre n’était pas tout, les barreaux de fer restaient, les épaisses murailles aussi, et aussi la porte bardée de tôle. C’était donc folie d’espérer la liberté, et cependant je l’espérais. » Hector Malo (Sans famille)

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