À l’aube du neuvième jour

 »-. Pendant neuf jours, ils amènent du bois en masse. Mais quand, pour la dixième fois, l’aurore apparaît, qui brille aux yeux des mortels, ils procèdent au convoi de l’intrépide Hector, en versant des pleurs. Au sommet du bûcher, ils déposent le mort. Ils y mettent le 🔥. Et quand, au matin, paraît L’Aurore aux doigts de rose, le peuple s’assemble autour du bûcher de l’illustre Hector. Lors donc qu’ils sont tous là, formes en assemblées, avec du vin aux sombres 🔥, ils commencent par éteindre le bûcher, partout où a régné la fougue de la flamme.

50x50cm « Le neuvième jour« , galerie Chemins de spiritualité

Puis, frères et amis recueillent les blancs ossements. Tous pleurent, et ce sont de grosses larmes qui alors inondent leurs joues. Ils prennent ces ossements, les déposent dans un coffret d’or, qu’ils cachent ensuite sous de molles pièces de pourpre. Après quoi, sans retard, ils les mettent au fond d’une fosse, et, par-dessus, étendent un lit serré de larges pierres. Et, quand la terre répandue a formé un tombeau, ils retournent en ville, où, rassemblés comme il convient, ils s’assoient à un banquet glorieux dans la demeure de Priam, leur roi issu de Zeus. C’est ainsi qu’ils célèbrent les funérailles d’Hector. » Homère ( L’Iliade)

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