Chez Madame Pâris

 »-. Nous montons dans un fiacre. Après une demi-heure de course, il s’arrête à une porte cochère sur laquelle on lisait. -Hôtel du Roule-. La porte était fermée. Un Suisse à grosses moustaches sort d’une porte bâtarde et vient nous toiser. Nous jugeant gens de mise, il ouvre et nous entrons. Une femme borgne d’environ cinquante ans, mais qui portait encore les restes d’une belle femme, nous aborde, et, après nous avoir salué poliment, elle nous demande si nous venons dîner. Sur notre réponse affirmative, elle nous mène dans une belle salle où nous voyons quatorze jeunes personnes, toutes belles, et uniformément mises en 👗 mousseline.

40x50cm ‘‘La jeune fille en fleurs », galerie Femmes, Femmes, Femmes

Les deux élues, poussant un cri de joie, nous embrassent avec une volupté qu’un novice aurait pu prendre pour de la tendresse, et nous entraînent dans le jardin. Madame Pâris nous dit-. Allez, messieurs, jouir du bel air et de la sécurité sous tous les rapports. Ma 🏠 est le temple de la tranquillité et de la santé-. Au milieu de la plus douce occupation, on nous appela pour dîner. Nous fûmes assez bien servis, et le dîner nous avait donné de nouvelles dispositions. Quand, montre en ✋, la borgnesse vint nous prévenir que notre partie était finie. Le plaisir était mesuré à l’heure. » Giacomo Casanova (Mémoires)

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